Pérégrinations au Kgalagadi Transfrontier Park

                                     
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Carte officielle du KTP   En Afrique du Sud, le Kgalagadi Transfrontier Park, appelé KTP, est une destination intéressante parce qu'elle permet de faire un voyage de photo animalière sans entrer dans le système safari photo avec chauffeur et guide. Il est possible de louer une voiture sans chauffeur et d'aller visiter le parc à son propre rythme... mais avec des contraintes à accepter: ne pas sortir des pistes (c'est bien pour les plantes), respecter la limite à 50km/h (pour limiter les risques de collision avec les animaux), ne pas ouvrir les portes du véhicule (la sécurité), rester dans les 'camps' pendant la nuit (la sécurité).
  Il faut s'y prendre un an à l'avance pour l'hébergement car les 'camps' les plus grands sont équipés d'une quinzaine de bungalows tout au plus; il y a aussi des emplacements de camping.


Soleil levant au Kgalagadi Transfrontier Park   Le parc se situe dans le désert du Kalahari, il comprend 9591 km2 en Afrique du Sud et 28400 au Botswana, mais il y a peu de pistes et certaines ne sont pas ouvertes à tous. Les pistes principales suivent le tracé de deux anciennes rivières qui se rejoignent à Twee Rivieren: le Nossob et l'Auob. L'eau ne coule que tous les 50 ans en moyenne dans la première et tous les 11 ans dans la seconde.
  Une cloture a été érigée le long de la partie Ouest du parc pour empêcher la migration saisonnière des gnous à la recherche de prairies plus verdoyantes. C'est un endroit semi-désertique et les animaux qui ont besoin de boire ne peuvent survivre que grâce aux points d'eau artificiels creusés par l'armée et les tribus locales il y a longtemps et toujours entretenus depuis. La période de pluie se situe entre novembre et avril et à cette occasion, la végétation renaît et la faune fait bombance.
  Les prédateurs circulent dans des territoires bien plus grands que dans les régions humides pour compenser la densité de proies moindre.



  Nous sommes le 4 septembre 2010 et c'est le printemps dans l'hémisphère Sud.
  La dernière ville avant le Parc est Upington où nous arrivons après changement d'avion à Johanesbourg.
Il faut prendre en charge le véhicule que nous avons loué et se précipiter au supermarché du coin pour acheter 60 litres d'eau et la nourriture pour tenir 2 semaines car il y a bien des 'shops' dans le parc, mais minuscules. Le coffre à bagages du Hyundai Tucson apparemment grand devient ridicule quand on a tout chargé; il nous aurait fallu des caisses pour faciliter l'empilement.

  Comme il n'y a pas de décalage horaire, je pensais arriver reposé après cette nuit de vol, tel n'est pas le cas ...Donc ce n'est pas la grande forme et j'ai du mal à trouver la route du KTP car elle n'est pas clairement indiquée depuis le centre ville. Je le fais avec mon sens de l'orientation... et on perd une heure car la conduite à gauche, le levier de vitesse à main gauche, le clignotant à main droite et le soleil qui part au Nord cumulent un ensemble de contraintes dures à gérer après une nuit sans sommeil...et il y a 260 Km pour rejoindre le parc avant sa fermeture.


Soleil levant au KTP   L'entrée dans le parc permet l'accès à deux camps distincts mais proches l'un de l'autre: Twee Rivieren du côté Afrique du Sud et Two Rivers du côté Botswana. Nous allons au premier. Seuls ceux qui vont ressortir du parc en direction du Botswana ou de la Namibie doivent s'occuper des formalités frontalières.

  Une chauve-souris nous accueille dans le “cotage” qui est bien sympa, très propre et avec douche chaude, ça fait du bien. L'eau a un goût 'minéralisé', c'est à dire qu'elle est légèrement salée. La nuit tombe juste après l'heure limite d'entrée à 18h30, et demain les grilles ouvrent à 6h30: c'est l'horaire du mois de septembre, ce qui permet tout juste d'être dehors pour les photos au lever et au coucher de soleil.

  Nous allons passer beaucoup de temps dans le véhicule, il fallait qu'il soit assez haut pour permettre la vue au-dessus du bas-côté et qu'il puisse franchir aisément les parties sablonneuses de la piste. A la station service on nous baisse la pression à 1.6, je croyais que c'était pour mieux passer le sable, mais en fait c'est surtout pour ménager les pistes en évitant de trop déformer leur surface.

  Nous ferons deux sorties photo par jour, le matin et le soir pour profiter au mieux des belles lumières. Nous sommes deux à faire des photos. Nous conduirons tour à tour, l'autre étant à l'arrière, pour disposer des 2 côtés pour les photos. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'un grand coffre, car le stock de provision ne doit pas encombrer les places arrières.
  Le rôle du conducteur est capital, car il doit placer le véhicule de façon à permettre les photos dans les meilleures conditions possibles, à l'avant et à l'arrière; si la scène est à gauche, il lui faudra bien tout observer et anticiper, mais aussi requérir l'avis du passager arrière avant d'exercer ses talents d'acrobate pour passer au-dessus de la console car à partir de cet instant il ne pourra plus rectifier la position du véhicule. Malgré toutes ces précautions, et si la scène se déplace, il faudra éventuellement accepter un délai avant d'être à nouveau pleinement opérationnel.
  Les photos présentées ici sont les miennes.

  Demain lever à 5h30.

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